(S')Exposer

Article / 26 December 2021

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J'expose!

Oui c'est génial!!!  Déjà ça mérite bien trois points d'exclamation. Et puis c'est à la fois un début et un aboutissement.

Un début parce que c'est le commencement d'une nouvelle vie, la première d'une série d'expositions et d'une vie d'artiste peintre qui se concrétise gentiment.

Et un aboutissement de travail intensif sur 27 tableaux, d'avoir surmonté 12 ans de maladie invalidante, d'un long cheminement de guérison et tout ça donne un accomplissement personnel plus que satisfaisant et une grande fierté.

Mais exposer c'est aussi s'exposer. Partager mon cheminement, le fauteuil roulant, la difficulté, la souffrance. Le retour à la vie: un processus pas du tout linéaire. Le bon, le moins bon, et tout comme "L'origine du monde" de Gustave Courbet mis ici en exemple, on a le sentiment de se mettre à nu, à poil devant tout le monde, avec un mélange d'émotions passant de la beauté fierté, teinté d'une certaine indécence d'ainsi parler de sa vie. Rien que cette pensée peut mettre dans des états émotionnels peu agréables voire même une certaine paralysie, en mode "Non je ne peux pas faire ça, j'arrête tout!" à trois jours d'accrocher les tableaux. 😅

A se demander ce qu'on pensera de moi, si ce que j'ai fait est assez, si c'est suffisamment bien, si mon vécu va toucher ou pas, si au final j'en dit pas trop ou pas assez. Je me pose mille questions qui vont de la police d'écriture du descriptif, à la vue d'ensemble, et mille et un détails.

Je tourne en rond, je me perds.

Tu sais ce qui permet de sortir de ce cycle infernal de pensées ininterrompues, de questions sans fin et surtout sans réponses ?

C'est sortir de soi. Aller du "qu'est-ce qu'on va penser de "moi"" à "De quoi peut avoir besoin la personne qui va regarder le tableau? Quelles sont ses questions? En quoi mon vécu peut l'aider?" Comment m'adresser à cette personne, de la meilleure façon possible?


C'est passer de "Me montrer" à "Je sers".

Au final les tableaux ne sont pas le tout mais seulement un point d'accroche, de contact entre deux personnes, deux histoires qui peuvent entrer en résonnance. Ce point d'accroche qui permet d'amener de l'espérance, de la discussion, de l'interrogation. Un sourire peut être, une émotion. Il n'y a pas d'autre enjeu, rien à craindre.

Si tu te lances dans une entreprise qui te fait flipper, un projet qui t'anime et te tétanise à la fois, dis-toi qu'au final ce n'est pas autour de toi que l'histoire tourne mais plutôt rappelle-toi du "pour quoi" tu le fais et de "pour qui" tu t'engages.

Bonne exposition! 


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I exhibit!

Yes it's great !!! Already it deserves three exclamation points. And then it is both a beginning and an end.

A beginning because it is the beginning of a new life, the first in a series of exhibitions and a life as an artist painter which is slowly taking shape.

And the result of intensive work on 27 paintings, of having overcome 12 years of crippling illness, of a long road of recovery and all that gives a more than satisfactory personal accomplishment and a great pride.

But to exhibit is also to expose oneself. Share my journey, the wheelchair, the difficulty, the suffering. The return to life: a not at all linear process. The good, the less good, and just like "The origin of the world" by Gustave Courbet put here as an example, we have the feeling of getting naked, naked in front of everyone, with a mixture of emotions passing from beauty pride, tinged with a certain indecency to speak of his life. Just this thought can put in unpleasant emotional states or even a certain paralysis, in mode "No I can not do that, I stop everything!" three days away from hanging the paintings. 😅

To wonder what people will think of me, if what I have done is enough, if it is good enough, if my experience will affect or not, if in the end not saying too much or not enough. I ask myself a thousand questions ranging from the font of the description, to the overview, and a thousand and one details.

I go around in circles, I get lost.

Do you know what allows you to get out of this infernal cycle of uninterrupted thoughts, endless questions and above all unanswered?

It is to come out of oneself. Go from "what will they think of" me "" to "What may the person looking at the painting need? What are their questions? How can my experience help them?" How do I address this person in the best possible way?

It is to go from "Show me" to "I serve".

In the end, the paintings are not the whole thing but only a point of attachment, of contact between two people, two stories that can resonate. This hook that brings hope, discussion, questioning. A smile can be, an emotion. There is no other stake, nothing to fear.

If you embark on a business that freaks you out, a project that both animates you and paralyzes you, tell yourself that in the end it is not around you that the story turns but rather remember yourself of "what" you are doing it for and "for whom" you are committing.

Have a good exhibition!




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Beauty for Ashes

Article / 12 September 2021

Chère Rose,

Aujourd'hui je voulais te parler d'un de mes tableaux, représenté ici. Il est intitulé "Beauty For Ashes" (Beauté à la place des cendres)

"Il donne de la beauté à la place des cendres, La joie au lieu du deuil "Esaïe 61.3

Peut-être aujourd'hui te sens-tu découragée par tes circonstances de vie, le coeur brisé par une séparation douloureuse, la perte d'un être cher. Ou alors es-tu confrontée à la maladie, une relation toxique ou encore à des des soucis financiers.

Toutes ces situations évoquées ci-dessus je les ai vécues. Je peux te comprendre là où tu en es maintenant. Sache qu'en cet instant, tu es vue, entendue, comprise.

Je suis là aujourd'hui pour te dire qu'un chemin de guérison, de restauration est possible.

Cette peinture est l'histoire de ma vie: Du deuil à la joie. Des cendres à la beauté. De la douleur à la guérison. Etre devenue une femme restaurée et épanouie!

C'est l'histoire pleine d'espoir d'un voyage de guérison. Cette rose sort de la poussière des cendres sans même sentir le brûlé. J'ai connu le deuil, j'ai connu des chagrins, des pertes, du désespoir, j'ai été complètement épuisée, alitée, incapable de marcher, lire, écrire ou peindre.

Je peux à présent lire, marcher, jouer du piano, avoir une vraie vie, pas un semblant de survie, je suis heureuse et épanouie.

 Il y a de l'espoir. Il y a la guérison. Il y a plus que lutter et survivre.

Il y a fleurir, vibrer, être remplie de joie et épanouie.

Ici j'étais en fauteuil roulant, en 2013.


Et me voici aujourd'hui, en 2021. Cet été, j'ai participé à un camp de marche de 4 jours et je me suis mise au violoncelle il y a deux mois.

Je te montre ces photos, même celles de mon passé qui me sont douloureuses à voir tellement j'étais mal dans ma peau à cette période, afin que tu saches que ce dont je parle est du concret, pas du blabla pour inspirer.

Avec cette peinture faite au pastel que j'ai fais en songeant à ce chemin de vie, je t'envoie tout mon amour, la joie et la guérison que j'ai reçues de Dieu. Que cette rose te rappelle ceci : Espoir - Guérison. Tu peux en sortir, pleine de beauté.

Je t'aime.

PS: Si cette histoire résonne en toi et que tu as des questions ou que tu veux juste parler, tu peux m'envoyer un email si te le souhaite, je suis là pour toi - sara.roulet@regartdevie.com

Le tableau original au pastel sur papier, encadré (40x50 cm) est actuellement disponible. Contacte-moi si tu es intéressée. Une version digitale de l'oeuvre est disponible en poster ou autre format ICI

Une vie en morceaux

Article / 15 August 2021



Peut-être aujourd'hui te poses-tu la question: Que faire quand mon coeur, ma vie est en morceaux? Vais-je un jour pouvoir les réunir et faire quelque chose, m'en sortir? 

Toutes ces questions je me les suis posées également, ma vie étant en morceaux avec une maladie invalidante depuis de longues années, un mariage terminé, un coeur brisé par des espoirs déçus et ce, sur une grande durée. On se demande alors si on pourra se reconstruire suffisamment, surmonter ça de manière à un jour pouvoir vivre pleinement et pas juste survivre. 


J'ai été interpellée  par l'art du Kintsugi - ou l'art de la résilience-  qui consiste à réparer un objet en soulignant ses lignes de failles avec de la véritable poudre d’or, au lieu de chercher à les masquer. Je me suis procurée un livre écrit par Céline Santini intitulé "Kintsugi l'art de la résilience" qui propose tout un chemin de réflexion tout au long de ce processus. Je me suis lancée dans la confection de mon propre vase.


Première difficulté

J'avais un vase acheté dans un célèbre magasin suédois, blanc, simple, esthétique, qui me plaisait beaucoup. J'ai voulu m'y mettre et je me suis directement retrouvée face à ma première difficulté: briser intentionnellement ce vase. Mon perfectionnisme m'interdisait de le casser délibérément. "Et si je le cassais mal?" Oui ridicule comme réflexion mais elle m'a vraiment bloquée pendant un bon moment. J'ai dû commencer le processus par admettre l'échec, lâcher prise de la "réussite", y compris de "réussir à bien casser". Un échec ce n'est jamais joli, bien cassé, propre et net. Il y a des morceaux, de la poussière, des éclats qu'on ne retrouve pas, il y en a partout. Des morceaux qui se retrouvent sous la table du salon alors qu'on pensait avoir pris toutes les précautions pour récolter les éclats.

J'ai dû lâcher prise. Littéralement. Accepter le brisement, renoncer à mon désir de perfection, accepter le moche. Accepter ce qui est. Sans vouloir le changer, le transformer. Avant même de vouloir réparer, juste prendre conscience et acter tout ce qui ne va pas: les chagrins et souffrances enfouis pendant si longtemps, les dysfonctions niées, les peurs accumulées qui font brutalement surface, ressentir toutes les émotions difficiles que je ne m'étais alors pas autorisée à ressentir car trop difficiles à vivre. Mettre des mots dessus. Réaliser aussi les "bons" morceaux les espérances que j'avais, une volonté de vivre, de faire ce qu'il fallait pour changer, devenir une meilleure version de moi-même.


Ce qui est

Une énorme difficulté aussi a été de ne pas me ruer sur un tube de colle pour réparer à la va-vite. L'envie de reconstruire peut être tellement fort, voire violent du fait de la douleur de voir tout cela détruit peut pousser à zapper l'étape de juste vivre ce qui est. Ca a été une étape très importante dans le processus. Des montées d'élans très forts pour tout rafistoler me prenaient et c'était une vraie lutte pour rester tranquille, contempler ce qui est. Ne pas agir. Vivre cet instant de contemplation sur la situation était déjà une action en soi. 

Faire le bilan des morceaux de la vie, le positif, le négatif, acter ce qui est, faire un état des lieux, pour savoir sur quoi repartir. Vais-je rebâtir ma vie avec les mêmes éléments? Ou les éléments négatifs, vais-je les transformer en éléments positifs pour mon puzzle de vie? 


Pour être concret, je vous donne un exemple. Prenons un morceau nommé "deuil" je l'ai appelé "célébration". Je ne veux plus vivre dans le deuil plus longtemps, j'ai assez mariné dedans depuis ma plus tendre enfance. Je décide donc à la place de célébrer: célébrer la vie, être reconnaissante, célébrer chacune de mes victoires et celle de ceux qui m'entourent.

Figurez-vous que j'ai pu par la suite très largement vivre cette célébration: moi qui était en fauteuil roulant électrique et déambulateur, j'ai célébré: célébré mon périmètre de marche qui s'agrandissait, célébré d'abandonner le fauteuil roulant, célébré mes sorties en canne et plus en déambulateur, célébré mes premières sorties sans canne, célébré mes premières marches en montagne, si chères à mon coeur, célébré ma descente en rappel, et les célébrations continuent.


Lignes de failles, lignes de force

Pendant longtemps j'ai tenté de donner une bonne image de moi, forte, "parfaite", sage fille, trop sage, bien sous tous rapports alors qu'intérieurement j'étais brisée. Je ne voulais surtout pas montrer mes faiblesses, craignant les critiques et d'alors me sentir encore plus brisée. La maladie par la forces des choses m'a appris à accepter mes faiblesses, physiques déjà premièrement. A demander de l'aide, à renoncer à paraître forte -même si je ne vous le cache pas, je suis très têtue et cette tendance veut parfois reprendre le dessus...

J'ai dû apprendre à dire: j'ai mal, je suis en colère, je suis brisée, je souffre, j'ai des défauts. Les exposer d'une part a permis d'enclencher un processus de restauration et de guérison, de connexion à mon moi profond, et au final à être authentique. Et ce qui était au départ mes lignes de failles, sont devenues mes lignes de force. 


Depuis, dans mes tableaux faits au pastel, j'aime à intégrer des lignes faites à la feuille d'argent ou d'or en symbole de ces lignes de faille et de force.

Ces lignes qui brisent le côté lisse du tableau au pastel donnent au final du relief et une touche unique.

Ces cicatrices de ma vie deviennent ma force et le témoignage de tout le chemin parcouru. Un chemin de guérison, de restauration, de résurrection.


Le tableau présenté ci-dessus en illustration est fait au pastel, j'y ai représenté mon  vase Kintsugi, celui-là même que j'ai brisé et restauré.

Il est d'ailleurs disponible à la vente, s'il vous intéresse, contactez-moi pour plus d'information.


De la mort à la vie

J'ai été frappée lors du récit fait dans l'Evangile de Jean 20:19-29 dans lequel Jésus une fois ressuscité se montre à ses disciples. Il leur montre ses cicatrices aux mains  et à son côté. J'ai été interpellée par le fait que si l'on songe si l'Esprit de résurrection a ce pouvoir immense, il doit aussi pouvoir enlever les cicatrices de son corps non? En fait ce sont justement ces cicatrices qui ont convaincu les disciples qu'il s'agissait bien de Jésus, y compris Thomas. Il ne les a pas cachées. Je ne désire pas non plus cacher ces lignes qui témoignent de ce chemin de vie, dans lequel je suis passée d'une vie brisée, de mort, à la vie et l'épanouissement.


"Mais il était blessé à cause de nos fautes, il était écrasé à cause de nos péchés. La punition qui nous donne la paix est tombée sur lui. Et c'est par ses blessures que nous sommes guéris." Esaïe 53.5



Just Go!

General / 08 March 2021


                                                                                                       For English version see below



Le Syndrome de la Page Blanche

Qui n'y a jamais été confronté? Qui ne s'est jamais senti désemparé de devoir commencer quelque chose de nouveau? Qu'il lève la main!


L'an dernier j'avais une autre plateforme pour mon site internet, via Weebly, j'y avais également mon blog avec les articles que j'avais déjà écris. Changement de plateforme, changement de site, de tout, il a fallu tout refaire. Et je n'ai pas pu réimporter mes articles ici, sur Artstation. Je pourrais le faire manuellement mais je me suis dis, pourquoi ne pas repartir de zéro?


Mais partir de rien ça fait peur. Le blanc. Le vide. Pas d'idée. Peur de faire faux, que ce soit moche, mal écrit.


Quand on démarre une nouvelle peinture, une nouvelle toile c'est la même chose. J'ai lu des articles, regardé des vidéos sur Youtube pour savoir comment les artistes professionnels faisaient. Parce que oui eux aussi y sont confrontés au quotidien. Et en un sens ça rassure de se dire qu'ils sont comme nous. Quoiqu'il en soit ils disent tous la même chose:  Juste, commence. Fais quelque chose. Des gribouillis, n'importe quoi mais vas-y, pose ta main, ton pinceau, ton stylet et dessine. Même si c'est moche on s'en fiche. Juste commence, pose une action.


La peur nous paralyse, l'action nous met en mouvement et nous permet de dépasser cette paralysie et d'aller de l'avant.


Une autre clé aussi est d'enlever les enjeux. On se dit que ça doit être parfait, que cette toile doit être un chef-d'œuvre, que cet article de blog doit toucher, être superbement écrit telle une magnifique prose littéraire. Mais en fait non. Le prochain dessin que tu feras seras peut être absolument magnifique. Ou pas. Et alors? A chaque dessin que tu fais tu apprends quelque chose de nouveau, tu entraines ton regard et ta main, tu avances dans ton processus d'apprentissage et c'est ça qui compte. Si c'est génial et que tout le monde se l'arrache tant mieux! Mais quoiqu'il en soit tu seras toujours gagnant.


Un truc aussi bizarre c'est que parfois tu oseras faire des pas de fous dans certains domaines de ta vie mais que dans d'autres qui paraissent pourtant minuscules en comparaison tu vas hésiter. Que les pas à faire soient grands ou petit, la recette est toujours la même: Just Go!


C'est ce que j'ai fait avec cet article. Je ne suis pas un écrivain de folie, loin de là. Et je préfère largement dessiner. Mais c'est l'occasion d'apprendre, de te partager un bout du processus de création, des clés que j'ai moi-même appris. 


Alors vas-y. Just Go! 

Et partage-nous en commentaire ce que tu as accompli aujourd'hui, quelle action as-tu posé et qui t'a fait avancer ?


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White Page Syndrome


Who has never been confronted with it?  Who has never felt overwhelmed by having to start something new? Rais your hand!


Last year had another platform for my website, via Weebly, I also had my blog there with the articles that I had already written. Change of platform, change of site, everything, everything had to be done once again. And I couldn't re-import my articles here on Artstation. I could do it manually but I was like, why not start from scratch?


But starting from nothing is scary. The White. The void. No idea. Afraid of being wrong, ugly, badly written.


When you start a new painting, a new canvas is the same thing. I read articles, watched videos on Youtube to find out how professional artists were doing. Because yes they too are confronted with it on a daily basis. And in a way it's reassuring to say that they're like us. Either way, they all say the same thing: Just start. Do something. Scribbles, anything but go ahead, put your hand, your brush, your stylus and draw. Even if it's ugly, we don't care. Just start, take an action.


Fear paralyzes us, action sets us in motion and allows us to overcome this paralysis and move forward.


Another key too is to remove the stakes. We tell ourselves that it must be perfect, that this canvas must be a masterpiece, that this blog article must touch, be superbly written like magnificent literary prose. But in fact no. The next drawing you do may be absolutely beautiful. Or not. So what? With each drawing you do you learn something new, you train your gaze and your hand, you move forward in your learning process and that's what matters. If it's awesome and everyone is fighting it out, so much the better! But whatever the case you will always be a winner.


Something so weird is that sometimes you will dare to take crazy steps in some areas of your life but in others that seem tiny in comparison you will hesitate. Whether the steps are big or small, the recipe is always the same: Just Go!


This is what I did with this article. I'm not a crazy writer, far from it. And I much prefer to draw. But this is the opportunity to learn, to share with you part of the creation process, the keys that I myself have learned.


Then go. Just Go!


And share with us in comment what you accomplished today, what action did you take and which made you move forward?